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XII - Comment les structures d’élevage favorisent-elles
l’apparition de comportements inappropriés ?

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Pour ce qui concerne l’élevage des chiens, un certain nombre de normes de logement et d’obligations de déclaration par rapport au nombre de chiens sont imposées. Les contrôles administratifs se font sur le plan sanitaire principalement. Rien n’est imposé pour permettre l’équilibre comportemental des chiots vendus.
Malheureusement, un certain nombre de réglementations utiles au niveau sanitaire se révèlent désastreuses au niveau du développement comportemental du chien destiné à la compagnie. C’est pourquoi, cette lacune légale a permis à plusieurs types de structures de production canine, de proliférer. Ils peuvent ainsi être officiellement aux normes mais vendre en toute légalité des chiots incompatibles avec l’objectif de compagnie dans une vie familiale.

C’est pourquoi, j’ai choisi de ne parler que de principes et de conditions d’élevage et pas de structures. Ainsi, un bon élevage est une somme de compromis, basés sur de nombreux critères. En voici quelques exemples, sans ordre de priorité car tous peuvent avoir une importance pour le choix du chiot qui convient aux futurs maîtres.

- Disponibilité de surface
- Répartition des chiens et durée de garde sur le site
- Présence et nombre des chiens : parents, chiots
- Nombre de chiots vendus par an
- Périodes de développement du chiot : respectées ou non Déclaration fiscale et administrative de l’exercice
- Qualité génétique des chiens : élimination des tares héréditaires
- Recherche d’amélioration de la qualité morphologique du chien vendu
- Recherche d’amélioration de la qualité comportementale du chien vendu
- Objectifs : vente, cynophile, affectif
- Transparence du mode d’élevage
- Suivi après vente
- Capacité financière pour l’aménagement des logements
- Capacité financière pour l’entretien des chiens
- Profit recherché / rentabilité recherchée / rentabilité indispensable /rentabilité utile / rentabilité non recherchée
- Disponibilité et qualité du personnel: améliorateur de socialisation / surveillant / présent / distributeur / maltraitant
- Suivi sanitaire et administratif
- Devenir des chiens non productifs

D’après ces critères, il est ainsi plus facile de juger la qualité d’un élevage et d’évaluer ses éventuelles caractéristiques de production.
A partir d’une diversité extrême, on peut toutefois faire ressortir quelques structures types. Il n’est pas question ici de condamner l’un ou l’autre de ces professionnels ou amateurs mais de montrer où sont les anomalies susceptibles d’entraîner les grosses difficultés décrites au début de ce dossier pour une destination de chien de compagnie.

Dans le cadre d’une production, il en existe à des niveaux plus ou moins industrialisés. Les critères de reconnaissance sont dans ce cas liés en priorité aux objectifs de vente en quantité importante et de recherche de profit. Parmi ces élevages industrialisés, il en existe qui se sont dotés de grandes surfaces de production, d’autres qui ont créé des réseaux de petits producteurs suivant les critères de l’organisateur du réseau, d’autres encore qui élèvent des chiots en confinement, d’autres encore qui utilisent le système le plus classique de chenils.
Certains sites de production plus moderne ont misé sur un nombre très important de chiens produits, disposant d’un espace quasi-extensif, avec du personnel à minima. Cette structure permet à priori d’améliorer la qualité sanitaire des animaux et de minimiser les coûts de traitements. Dans ce cas, on ne retrouve aucun critère nécessaire pour une bonne qualité comportementale du chiot de compagnie.
On trouve toujours malheureusement les productions en cages qui présentent la totalité des critères qualitatifs en négatif.
Les chenils, plus classiques présentent également beaucoup d’inconvénient au niveau qualitatif. Ils permettent malgré tout, grâce à des aménagements spécifiques à des éleveurs plus sérieux de faire des efforts vers la qualité, selon leur objectif.
Parmi les élevages dits familiaux, que l’on pourrait croire à priori honnête, il arrive que certaines situations soient très pénalisantes pour le chiot. Les objectifs de l’éleveur sont alors souvent de profit, même ponctuels. Par exemple, on peut trouver des chiots logés dans des dépendances isolées, sombres et sans accès extérieur, ni présence sociale en dehors de la distribution alimentaire. On peut trouver des chiots élevés dans des « squats » donc dans des lieux insécurisés. On peut trouver des chiots élevés en appartement où la présence sociale sera bonne mais pas l’accès extérieur, ni l’acquisition de la propreté.

Les conditions d’élevage peuvent donc être vraiment de qualité médiocre pour une acquisition de chiens de compagnie. Seulement, la demande de la « clientèle » et les profits possibles, encouragent nettement ces modes de productions et pérennisent le système du chien otage…

 

CONCLUSION : Et si on cherchait ensemble les solutions ?

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