Bien
qu’ils partagent nos vies depuis des milliers d’années,
l’expérimentation animale se sert, tous les jours,
de chiens et de chats. Les animaux de compagnie sont utilisés
pour des expériences souvent douloureuses pour tester des
produits de beauté, des techniques
de chirurgie ou l’efficacité de l’armement.
Chiffres minorés
Selon les statistiques établies par le Ministère
de la Recherche en 2001 (derniers chiffres connus), 5516 chiens
et 1383 chats auraient été employés lors
de tests. A cela, il faut ajouter d’autres animaux de compagnie
tels que les cobayes (59.184), les hamsters (20.527), les lapins
(53.545), les furets (619), les souris (1,3 million) et les rats
(471.204).
Ces chiffres semblent d’ailleurs être sous-évalués.
Les statistiques ne portent que sur les laboratoires publics ou
privés qui ont choisi de répondre à l’enquête
du ministère.
Elevages
Concernant les chiens et les chats, le ministère affirme
que 40% d’entre eux proviennent d’élevages
situés hors de l’Union Européenne. Parmi les
60% restants, nombre viennent de France. Le plus important fournisseur
agréé de chiens pour les labos français est
ainsi situé à Mézilles dans l’Yonne.
De surcroît, bien que les laboratoires s’en défendent,
des animaux volés finissent aussi en cobayes lors d’expérimentations.

Détention
Quelle que soit leur origine, ces chiens et ces chats ne sont
pas faits pour être du « matériel animal ».
Ils souffrent autant des expériences qui sont menées
sur leurs corps que de leurs conditions de détention, enfermés
dans d’étroites cages, ne sortant que pour être
l’objet de manipulations douloureuses.
Pour l’armée
Quant aux expériences, elles sont pratiquées pour
trois types d’activités. La toxicologie (chimie et
cosmétologie), où sont principalement employés
des rongeurs. La recherche médicale où tous types
d’animaux sont utilisés et notamment les chiens qui
servent de modèle pour établir des stratégies
chirurgicales et des chats pour tout ce qui concerne le cerveau,
mais pas seulement. L’armement enfin, qui se sert de chiens
pour tester l’efficacité du matériel par exemple.
Scientifiques
hostiles
De nombreux scientifiques s’opposent à l’emploi
d’animaux pour la recherche. Pour des raisons morales, mais
aussi parce que de nouvelles méthodes « in vitro »
existent déjà ou peuvent être développées.
Elles constituent des alternatives modernes, efficaces et sûres
à l’expérimentation animale et sont moins
onéreuses.
One Voice, qui a fait de la lutte contre la vivisection, un de
ses chevaux de bataille, a conçu un site spécialement
consacré à ce dossier. Il est consultable sur :
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