Dans
les élevages de dimension industrielle, les chiennes et
les chattes sont contraintes de se reproduire à chaque
période de chaleur, sans aucun état d’âme
pour leur santé. Les chiots et les chatons, comme leurs
parents, sont élevés sans contact suffisant et positif
avec les humains. Vivant en chenil, ils ne connaissent ni les
bruits, ni les odeurs de la maison. Ceci génère
de nombreux troubles du comportement (anxiété, hyperactivité,
malpropreté, aboiements…) ingérables par leurs
futurs propriétaires. C’est la cause de très
nombreux abandons et euthanasies.
La sélection des reproducteurs est rarement raisonnée dans
les élevages industriels : il s’agit avant tout de
produire des animaux en quantité, pas nécessairement
en qualité. Tant pis pour les tares physiques et les problèmes
psychologiques ! Ces élevages approvisionnent les
animaleries en chiens de races à la mode : après
les westies et les labradors, les rottweilers et les bull terriers
ont saturé le marché des boutiques d’animaux.
Ceci implique que les marchands de chiens changent régulièrement
de reproducteurs pour satisfaire les envies des acheteurs. Les
animaux des races passées de mode sont alors euthanasiés :
entretenir un chien qui ne produit pas n’est pas rentable.
Pas seulement en France
De nombreux chiens et chats vendus en animalerie ou par des pseudo-éleveurs
entrent illégalement en France. Il sont importés
par des courtiers à partir d’élevages situés
principalement en Europe de l’Est. Séparés
trop jeunes de leur mère, pas vaccinés ou alors
trop tôt, ces animaux connaissent un fort taux de mortalité.
Ceux qui survivent pour être vendus sont souvent malades
ou atteints de malformations (dysplasie de la hanche…).
Or, les familles ne sont pas préparées à
accueillir un animal présentant de tels symptômes.
Élevages familiaux pas toujours synonymes de qualité
Ce n’est pas parce que des chatons ou des chiots sont élevés
par des particuliers que leurs futurs propriétaires ont
la garantie d’avoir un animal sain et équilibré.
Une chienne de chasse qui vit au fond du jardin dans un petit
enclos, un dogue argentin élevé dans une cave de
cité de banlieue, un caniche qui reste seul dix heures
par jour dans une cuisine subissent de mauvais traitements de
par leurs conditions de vie. On peut avoir des doutes sur les
motivations des propriétaires qui les font se reproduire
(appât du gain ? vantardise auprès des copains ?).
Il est en tout cas certain que les chiots issus de tels animaux
ne seront pas élevés dans de bonnes conditions et
ne deviendront pas d’agréables compagnons. Ils risquent
fort de développer de graves troubles du comportement.
Portées non désirées
La cohabitation de mâles et de femelles non stérilisés
et l’inattention de certains propriétaires lorsque
les chiennes et les chattes sont en chaleur aboutissent à
la naissance de dizaines de milliers de chiots et chatons non
désirés, auxquels il est difficile de trouver un
bon foyer. Les petits sont alors euthanasiés à la
naissance ou connaissent un placement forcé chez des proches
ou par le biais de petites annonces (aucun contrôle de la
« qualité » du futur propriétaire
n’est alors possible).
Les petits animaux de compagnie aussi
Les rongeurs, oiseaux, poissons, furets, amphibiens, insectes…
appelés à tort Nac (nouveaux animaux de compagnie)*
maintenus en captivité se reproduisent malheureusement
de façon démesurée. Ils sont souvent confondus
avec des jouets par leurs propriétaires - enfants comme
adultes -, qui laissent vivre ensemble mâles et femelles.
Ils sont possédés en France en nombre déraisonnable :
leur entretien derrière des barreaux demande un temps que
des personnes travaillant toute la journée ne peuvent leur
accorder pour les rendre heureux.
* soit ce ne sont pas des animaux de compagnie mais des animaux
sauvages (chiens de prairie, mygales, serpents…) qui doivent
rester dans leur milieu naturel, soit ils ne sont pas « nouveaux »,
le rat par exemple est domestiqué depuis longtemps.
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