Vous
avez choisi d’accueillir un animal au sein de votre foyer
et vous vous apprêtez à aller à sa rencontre.
Sachez qu’en tant que famille d’accueil, vous avez
des droits que le vendeur est tenu de respecter.
À vous d’imposer vos exigences, vos conditions au
vendeur et à lui de s’adapter. Cette exigence sera
bénéfique pour vous car vous augmenterez vos garanties
d’accueillir un animal sans problème de santé,
ni problème de comportement. Elle sera également
profitable à toutes les autres familles car les vendeurs
d’animaux familiers comprendront très vite qu’ils
doivent être irréprochables pour poursuivre leurs
activités.
I - Droit d’être informé
Quelques éléments pour vous guider lorsque vous
irez à la rencontre de votre animal :
• Huit semaines : c’est l’âge
légal de vente en France. Seuls les chiens et les chats
âgés de plus de huit semaines peuvent être
vendus.
• Identification : lorsque vous faites l’acquisition
d’un chat ou d’un chien, à titre gratuit ou
onéreux, celui-ci doit être identifié par
tatouage ou à l’aide d’une puce électronique
aux frais du cédant.
• LOF/non LOF : un chien est déclaré
LOF, s’il est inscrit au Livre des Origines Français.
Cela vous apporte une garantie concernant les origines de votre
animal et atteste de la pureté de sa race. L’équivalent
pour les chats est le LOOF (Livre Officiel des Origines Félines).
• Type/Race : prenons pour exemple un chien
de type Labrador, c’est un chien qui présente les
caractéristiques générales de la race Labrador
mais qui n’est pas un pure race Labrador. Le terme race
ne peut être attribué qu’aux chiens et chats
inscrits au LOF.
La mention type ou race doit être précisé
sur l’attestation de vente.
• Certificat de naissance/Pedigree : lors
de l’acquisition d’un animal LOF, il doit vous être
remis un certificat de naissance. Pour obtenir le pedigree votre
animal devra passer un examen de confirmation vers l’âge
de 12 à 15 mois selon les races.
II - Droit de voir les parents
Chez un éleveur, les parents de l’animal du moins
la mère doivent être visibles. L’éleveur
ayant le souci d’éviter les problèmes de consanguinité,
le père peut en effet être issu d’un autre
élevage.
Si on ne vous permet pas de voir au moins la mère alors
vous êtes probablement face à une personne malhonnête.
III - Droit de connaître les origines de l’animal
En animalerie ou auprès d’un vendeur multi-races,
n’hésitez pas à demander les origines exactes
de l’animal. Pour cela réclamer les coordonnées
complètes de l’éleveur.
IV - Droit d’accueillir un animal en bonne santé
Vous avez le droit de refuser un animal qui ne vous paraît
pas en parfaite santé. Parfois, les vendeurs tentent de
minimiser la gravité des symptômes. Par exemple,
on vous propose un chien qui présente un écoulement
du nez en prétendant que c’est bénin. Seulement,
cela peut correspondre à l’un des symptômes
de la toux du chenil, maladie pouvant être mortelle pour
le chiot.
V - Droit d’accueillir un animal ne présentant
pas de troubles du comportement
Pour cela, questionnez le vendeur afin de vous assurer que l’animal
a évolué dans un environnement lui permettant de
se socialiser. Les éléments suivants vous y aideront.
Les premières semaines de la vie d’un animal sont
déterminantes vis à vis de son comportement futur.
Ainsi, plusieurs conditions doivent être respectées
pour qu’il devienne un adulte équilibré. D’une
part, cela suppose qu’il soit resté plusieurs semaines
avec sa mère ; celle-ci jouant un rôle essentiel
dans son éducation et son apprentissage. D’autre
part, très tôt, il doit être familiarisé
aux humains et à leur environnement pour qu’il puisse
s’habituer aux bruits comme celui de l’aspirateur,
de la voiture ainsi qu’à être manipulé
et caressé.
Les chiots non socialisés sont victimes d’un syndrome
de privation sensorielle et sont incapables d’analyser et
de gérer les stimuli qu’ils perçoivent. Ils
ne sont donc pas en mesure de s’adapter à leur environnement.
Leurs réactions peuvent aller de la simple crainte en réaction
à certains stimuli associée parfois à une
certaine agressivité, jusqu’à une véritable
dépression pouvant être jointe à un hyper-agressité
vis-à-vis de l’homme et/ou de ses congénères.
Dans le premier cas, l’animal peut guérir. Dans le
second, il ne présentera jamais une comportement “normal“.
VI - Droit de savoir si les parents sont porteurs d’anomalies
génétiques
(tares oculaires, dysplasie)
Pour vous assurer que l’animal que vous adoptez n’est
pas atteint de dysplasie coxo-fémorale (anomalie au niveau
des hanches) très fréquente chez les chiens de grande
race ou ne présente pas de tares oculaires, vous êtes
en droit de demander les certificats des parents attestant qu’ils
ne sont pas porteurs de ces anomalies.
VII - Droit de choisir la race
Les animaux de compagnie ne font pas exception aux phénomènes
de mode et régulièrement des races sont mises en
avant. Il est important que vous ne succombiez pas à ces
effets de marketing mais que vous choisissiez l’animal en
fonction d’autres critères comme votre rythme de
vie, les activités que vous pratiquez, l’espace dont
vous disposez. Privilégiez l’animal qui sera le plus
en adéquation avec votre mode de vie et avec lequel vous
aurez le plus d’affinité.
VIII - Droit d’agir en justice
Si l’animal que vous avez choisi tombe gravement malade
ou décède quelques jours après son arrivée
au sein de votre foyer, s’il présente des troubles
du comportement ou bien encore s’il est porteur d’une
anomalie, vous pouvez intenter une action en justice pour l’un
des motifs suivants :
• pour vices rédhibitoires :
Pour l’espèce canine, les maladies considérées
comme vices rédhibitoires sont la maladie de Carré,
l’hépatite contagieuse, la parvovirose canine, la
dysplasie coxo-fémorale, l’ectopie testiculaire,
l’atrophie rétinienne.
Pour l’espèce féline, les maladies considérées
comme vices rédhibitoires sont la leucopénie infectieuse,
la péritonite infectieuse féline, l’infection
par le virus leucémogène félin, l’infection
par le virus de l’immuno-dépression.
Le délai imparti pour introduire une action en justice
court à compter de la livraison de l’animal. Ce délai
varie selon les maladies ou les défauts et est relativement
court.
• pour vices cachés :
Si l’animal présente des défauts, des vices
indiscernables autrement dit cachés, la garantie de droit
commun peut s‘appliquer. Les défauts cachés
sont ainsi définis : ils rendent la “chose”
vendue impropre à l’usage auquel elle est destinée
ou diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait
pas acquise ou a un plus bas prix.
C’est le cas, par exemple, pour un animal de compagnie atteint
de graves troubles du comportement qui nuisent à son interaction
avec sa famille et son environnement. Face à cette situation,
vous êtes en droit de demander un dédommagement au
vendeur.
• pour publicité mensongère :
Une action en justice pour publicité mensongère
est envisageable lorsque, par exemple, l’encart publicitaire
présente la société comme un élevage
et que les parents sont visibles à la ferme alors que cela
n’est pas le cas.
• pour tromperie sur la marchandise :
La plainte pour tromperie sur la marchandise peut par exemple
s’appliquer lorsque l’animal tombe gravement malade
et qu’il ne s’agit pas d’un vice rédhibitoire.
Documents qui doivent vous être remis
- Certificat d’identification par tatouage ou puce électronique
- Carnet de santé
- Attestation de vente qui précise les dates de vente et
de livraison, l’identité de l’animal, son prix,
le nom du vétérinaire désigné pour
la visite d’achat, le numéro de tatouage, éventuellement
la race ou le type…
Sur une foire ou un marché, à ces documents doivent
s’ajouter :
- Certificat de vaccination établi par la Direction des
services vétérinaires
- Certificat sanitaire établi par la Direction des services
vétérinaires
- Pour les chiens importés, ces certificats doivent être
établis par un praticien du pays d’origine.
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