Aujourd’hui,
4 avril 2003, le Tribunal Correctionnel d’Angoulême
a rendu son verdict à l’encontre de Francis Duprat,
le plus important courtier en chiots de France. Il a été
condamné à 6 mois de prison avec sursis, 13 500
euros d’amende, et quelques années d’interdiction
d’exercer. Ses vétérinaires ont été
condamnés à 7500 euros d’amende chacun.
Sanctions jugées légères par l’association
ONE VOICE, partie civile dans ce procès, qui a travaillé
pendant plusieurs mois pour mettre à jour ce trafic de
chiots entre la France et les Pays de l’Est. L’implication
de ONE VOICE dans cette affaire avait d’ailleurs conduit
le Tribunal à lui confier la garde de 21 chiots qui n’avaient
pas l’âge légal d’importation (3 mois).
ONE VOICE regrette que le trafic de chiens ne puisse être
réprimé en tant que tel au niveau pénal contrairement
au trafic d’armes ou de drogue. N’oublions pas que
la vie d’êtres sensibles est en jeu dans ce type de
commerce. C’est la raison pour laquelle l’association
espère une évolution du code pénal et des
mentalités permettant la sanction de ces trafiquants d’animaux.
Muriel Arnal, présidente de ONE VOICE, avait témoigné
le 13 février dernier, à la barre du tribunal, des
conditions de détention des animaux dans les entrepôts
de Francis Duprat qu’elle avait visités courant 2000.
Elle avait comparé cet élevage de chiots à
l’élevage industriel des animaux de rente. Aujourd’hui,
suite au verdict, Muriel Arnal déclare : « Nous sommes
déçus par les sanctions prises à l’encontre
de Francis Duprat. Il semble que la souffrance des animaux n’a
pas été prise en compte. Des milliers de chiots
sont passés entre les mains de ce trafiquant et tous n’ont
pas eu la chance d’arriver vivants à destination.
La condamnation n’est pas à la hauteur des souffrances
engendrées chez ces animaux et leurs acquéreurs.
Nous n’allons pas en rester là et nous nous réservons
la possibilité de faire appel de cette décision.
»
Le
4 avril 2003 |