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Rage : enquête dans un centre espagnol de transit de chiots
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Depuis l’élargissement de l’Europe le 1er mai 2004, les vendeurs de chiots des pays d’Europe de l’Est s’affichent dans la presse canine française. Sur les dix pays entrants, huit sont situés en zone rabique. Or, plus aucun frein législatif ne limite l’importation en France de chiots âgés de moins de trois mois non vaccinés contre la rage.

One Voice a remonté une filière de commerce de chiots de la France à la Slovaquie où sévit la rage, en passant par l’Espagne. Du Bouledogue français au Shih-Tzu en passant par le Pitbull, plus de 70 races sont proposées par le grossiste slovaque. Les chiots sont livrés avec des papiers espagnols et le paiement se fait par cash à la livraison. Le vendeur slovaque nous a confié qu’il approvisionnait des animaleries françaises.

Les livraisons s’effectuent à la frontière franco-espagnole. Il est également possible de faire son marché chez l’intermédiaire espagnol, un centre de transit situé à 200 km de la frontière. One Voice a visité les entrepôts de ce revendeur espagnol. Le gérant nous a indiqué qu’il vendait un demi-millier de chiots par mois. Il a ajouté qu’il importait les chiots des pays de l’Est et les revendait à des grossistes français sans qu’ils soient vaccinés contre la rage et avec des pedigrees à la demande.

Alexandra Grasland, chargée de campagne déclare : “Depuis des années, One Voice tente d’alerter les pouvoirs publics du risque sanitaire encouru par la France suite à l’importation de chiots de moins de trois mois issus de zone rabique et non vaccinés contre la rage. Depuis le 1er mai, ces importations sont devenues légales et nous sommes face à un vide juridique préjudiciable. One Voice demande aux autorités de mettre en place une nouvelle législation et d’augmenter les contrôles sans quoi le cas de rage en Aquitaine risque de se reproduire et le nombre de chiens sacrifiés de se multiplier.”

Le 23 septembre 2004

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