Le
parlement européen dit non à la fourrure de chiens
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Le Parlement européen se prononce
contre toute utilisation de fourrure et de peaux de chats et de
chiens. Le 18 décembre 2003, une déclaration en
ce sens a été adoptée par 346 voix (sur 626
députés). Reste maintenant à la Commission
de se saisir du dossier. Ce qui devrait ne pas poser de difficulté
dans la mesure où 10 états sur 15 se sont déjà
prononcés en ce sens.
Incertitude
Seule incertitude, l’élargissement au 1er mai à
dix autres nations européennes, dont plusieurs pays de
l’Est. Il ne faudrait pas que cet évènement
reporte l’adoption d’un texte interdisant définitivement
tout usage de peaux d’animaux domestiques sur notre continent.
« Preuves solides »
La déclaration, déposée par les députés
Struan Stevenson, Bob van den Bos, Nelly Maes,
Mihail Papayannakis et Phillip Whitehead, décrit la situation
en termes particulièrement
éloquents. Il est ainsi noté que « des
preuves solides accréditent le fait que plus de deux millions
de chats et de chiens sont tués tous les ans en Asie à
la seule fin de prélever leur fourrure et leur peau et
que la plupart de ces produits prennent le chemin des États
membres de l'Union européenne ».
« Etiquetage frauduleux »
Les euro députés ont également indiqué
que « l'étiquetage frauduleux intentionnel ou
la teinture de ces articles font des consommateurs et des détaillants
honnêtes les victimes d'une fraude massive dans le domaine
des produits de consommation ».
Lettres aux députés
Ils soulignent encore que « des preuves médico-légales
attestent que ces articles sont mis en vente en France, en Italie,
en Allemagne, en Espagne, en Autriche, aux Pays-Bas, en Belgique
et au Danemark. » Des arguments que One Voice partage
tout à fait. Nous avions d’ailleurs écrit
à tous les députés européens en ce
sens.
« Mettre un terme »
Partant de là, ils demandent à la Commission d’élaborer
« sans délai un règlement en vue d'interdire
l'importation, l'exportation, la vente et la production de fourrures
et de peaux de chat et de chien pour rétablir la confiance
des consommateurs et des détaillants de l'Union européenne
et mettre un terme à un tel commerce.». Ce texte,
s’il était transformé en directive, serait
encore plus restrictif que l’arrêté adopté
en France qui ne mentionne pas explicitement les transactions
commerciales.
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