Triste
mois de mai pour les animaux familiers
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Le 1er mai 2004, l’Union européenne a ouvert ses
portes aux principaux pays exportateurs de chiots. Une très
probable inondation du marché de l’animal de compagnie
est à prévoir. De nombreux animaux perturbés
et malmenés, des familles victimes et un risque sanitaire
se profilent à l’horizon.
Jusqu’à présent, la majorité des importations
de chiots s’effectuait en toute illégalité
de l’Est vers l’Ouest. Des animaux trop jeunes et
non immunisés contre la rage étaient importés.
Avec l’ouverture de l’Europe aux principaux pays exportateurs
de chiots comme la République tchèque, la Slovaquie,
la Hongrie, aucun véritable frein législatif ne
limite l’introduction de chiots des pays de l’Est
vers l’Ouest. Par conséquent, le chiffre des importations
devrait exploser.
Les négociants français s’approvisionnent
à l’Est car les prix y défient toute concurrence.
Les marges dégagées lors de la vente en animalerie
sont conséquentes puisqu’elles atteignent fréquemment
les 200 % et peuvent dépasser les 500 %. Seulement, à
l’Est, les conditions précaires d’élevage
qui permettent de casser les prix ne sont pas sans conséquences.
Elles favorisent la propagation de maladies et se répercutent
sur l’état psychologique des animaux. Arrachés
trop tôt à leur mère et quasiment privés
de contact avec l’homme, ils présentent très
souvent de graves troubles du comportement (syndrome de privation,
morsures…). Bon nombre d’entre eux sont fatalement
voués à l’abandon ou à l’euthanasie
car les familles ne sont pas préparées à
accueillir des animaux malades ou perturbés.
L’ouverture des frontières fait également
courir un risque sanitaire important aux pays indemnes de la rage
comme la France. En effet, sur les dix nations entrantes, huit
sont situées en zone rabique (sources : données
OIE-MAFF/rabies free Island). Or, la législation actuelle
relative aux échanges intracommunautaires autorise l’importation
d’animaux familiers de moins de trois mois non vaccinés
contre la rage. Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger
sur la propagation de cette maladie.
Alexandra Grasland, chargée de campagne déclare
: “L’élargissement de l’Europe aux principaux
pays exportateurs de chiots concourt à l’exploitation
massive et irrespectueuse des animaux. En France, l’affichage
du pays d’origine n’étant pas obligatoire,
les chiots de l’Est sont introduits insidieusement sur le
marché. Sans le savoir, les familles se rendent complices
de l’industrialisation du commerce d’animaux familiers.
Afin de les préserver, One Voice a envoyé un ensemble
de propositions aux candidats français aux élections
européennes visant à réglementer leur commerce.
Nous publierons leurs réponses avant les élections.”
Le
1er mai 2004
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