Trafic
de chiots : enquête exclusive en Hongrie
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One Voice rapporte des images exclusives des élevages de
chiots en Hongrie. Chenils faits de bric et de broc, animaux vivant
dans leurs excréments, reproducteurs présentant
des mouvements stéréotypés, constituent la
triste réalité de la majorité des élevages
hongrois. Nous avons également pu filmer un marché
de chiots où les animaux sont vendus directement dans le
coffre des voitures. Ces animaux produits à moindre coût
sont exportés vers l’Europe de l’Ouest, les
États-Unis, le Japon, à destination d’animaleries
et de vendeurs multi-races.
Pour démontrer que le marché de l’animal de
compagnie français ne fait pas exception à ce type
de commerce, nous nous sommes infiltrés dans la filière
hongroise et avons commandé une vingtaine de chiots à
un revendeur hongrois. Les chiots ont passé la frontière
samedi sans aucune difficulté.
Ces mauvaises conditions d’élevage ne sont pas sans
conséquences pour les animaux et pour les familles qui
les accueillent. Elles favorisent les problèmes sanitaires
et comportementaux. Nous en avons pour preuve l’état
sanitaire des chiots et chatons que nous avons sortis l’année
dernière d’un trafic prenant racine en République
tchèque. Sur 20 animaux sauvés, nous avons compté
5 % de mortalité et 75 % d’animaux tombés
malades quelques jours après leur arrivée en France.
Problèmes respiratoires, coryza, troubles digestifs, gale,
teigne (maladie transmissible à l’homme) sont autant
d’affections les ayant atteints. Certains sont porteurs
d’anomalies à vie comme la dysplasie coxo-fémorale
qui atteint les hanches.
Alexandra Grasland, chargée de campagne déclare
: “La menace d’une maladie plus grave encore plane
sur la France. Il s’agit de la rage. Depuis le 1er mai,
les principaux pays exportateurs de chiots comme la Hongrie ont
intégré l’Union européenne. Or, ces
pays sont situés en zone rabique et la législation
intracommunautaire autorise l’importation de chiots de moins
de trois mois non vaccinés contre la rage. Ce vide juridique
fait courir un risque sanitaire important à la France.
Sur nos images, l’un des vendeurs de chiots hongrois atteste
que depuis le 1er mai, il est aisé de passer la frontière
sans certificat sanitaire. Par conséquent, le marché
français risque d’être inondé. Récemment,
nous avons interpellé les candidats aux élections
européennes sur ce sujet.”
Le
22 juin 2004
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