Le
plus important « chiots biznessman » de France
à la barre du tribunal d’Angoulême
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Aujourd’hui, s’achève le procès du plus
important courtier en chiots de France et du cabinet vétérinaire
qui l’assistait.
Grâce à un important travail d’enquêtes
et de filatures réalisé sur plusieurs mois, l’association
One Voice, partie civile dans cette affaire, a largement contribué
à la mise en accusation de ce soi-disant éleveur.
Ainsi, dans le cadre de la procédure judiciaire, One Voice
s’est vue confier la garde de 21 chiots qui n’avaient
pas l’âge légal d’importation.
Le deuxième jour d’audience, Muriel Arnal, présidente
de One Voice, a été invitée à témoigner
à la barre. Elle a ainsi décrit les mauvaises conditions
de détention des chiots stockés dans les entrepôts
de cet éleveur qu’elle avait visités durant
l’année 2000. Elle a particulièrement insisté
sur l’état sanitaire de certains animaux (patte cassée,
abcès…)
A la barre, Muriel Arnal a également comparé cet
élevage de chiots à l’élevage industriel
des animaux de rente. L’un des vétérinaires
mis en cause a d’ailleurs reconnu que lui et ses deux confrères
étaient tenus de respecter les « cadences »
imposées par l’éleveur lors des séances
de vaccination réalisées « à la chaîne
», comme l’a dit le président du tribunal.
Seulement, ces chiots ne sont pas destinés à l’alimentation
humaine mais à vivre quinze ans en compagnie de l’homme.
Or, leurs conditions d’élevage, de transport et de
détention avant leur vente en animalerie ne garantissent
ni leur sociabilisation vis-à-vis de l’homme, ni
un état sanitaire satisfaisant.
One Voice demande que soit mise en place une traçabilité
des chiots, un renforcement des contrôles douaniers, une
multiplication des contrôles sanitaires au sein des animaleries,
un suivi des chiots non vendus. L’association souhaitait
que ce courtier en chiots fasse l’objet d’une condamnation
exemplaire afin que d’autres personnes ne soient pas tentées
de reproduire un tel trafic d’animaux.
Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :
« Après avoir entendu les réquisitions du
procureur, qui demande à ce que Francis Duprat ne soit
condamné qu’à 300 jours d’amende à
250 euros (ce qui équivaut au montant de la caution qu’il
avait versée), nous sommes déçus et indignés.
Les tonnes de cadavre évoquées lors du procès,
la détresse des victimes de ce commerce n’ont pas
été prises en compte. Nous n’en resterons
pas là et nous nous préparons à faire appel
si la décision rendue par le tribunal n’est pas plus
sévère. Il nous semble que les plus de 600 chiots
qui restaient dans les entrepôts de la Maison de l’Eleveur
lors de sa cessation d’activité sont morts pour rien.
»
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