Risque
de rage : des chiots hongrois bloqués dans un refuge français
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Chaque jour, des centaines de chiots sont exportés des
pays d’Europe de l’Est vers la France. Ces chiots
élevés dans des conditions précaires sont
vendus par les animaleries et les vendeurs multi-races. L’association
One Voice a filmé les conditions sordides d’élevages
de chiots en Hongrie. Elle a également infiltré
la filière hongroise et commandé 21 chiots à
un revendeur hongrois. Ces chiots ont passé la frontière
samedi avec une facilité déconcertante. Les vendeurs
hongrois nous avaient en effet assuré que depuis l’élargissement
de l’Union européenne le 1er mai 2004, aucun document
sanitaire n’était nécessaire. Les chiots ont
été confiés dimanche au refuge de Brive-la-Gaillarde.
Hier, suite à la parution d’un article dans un journal
local de Corrèze, les autorités sanitaires ont réagi
et se sont souciées des conditions dans lesquelles ces
chiots avaient été importés. Face au risque
de propagation de la rage, elles ont décidé de bloquer
les chiots dans le refuge pour une durée d’un mois.
La gravité de ce type de commerce est donc prouvé
puisque le Procureur de la République va être saisi
de notre dossier.
Les autorités ont décidé de se concentrer
sur One Voice pour faire appliquer la loi. Elles nous accusent
en effet de faire courir un risque sanitaire à la France
en ayant introduit 21 chiots issus de zone rabique. Ces mesures
prises à l’égard de One Voice devraient avant
tout s’appliquer aux animaleries et aux courtiers en chiots
qui introduisent non pas une vingtaine de chiots mais des milliers
de chiots chaque mois en France sans respecter la réglementation.
Alexandra Grasland, chargée de campagne déclare
: “Cette nuit, une tentative de vol a eu lieu au refuge
de Brive la Gaillarde. Ces chiots qui ont trouvé des familles
d’accueil sont pour l’instant condamnés par
les autorités à rester dans le refuge au risque
d’être dérobés. Leur placement au sein
d’une famille apparaît pourtant comme indispensable
à leur éducation et à leur épanouissement.
Pour parer à une nouvelle tentative d’effraction,
le refuge va devoir se doter d’un vigile dès ce soir.”
Le
23 juin 2004
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