Procès
du plus important courtier en chiots de France
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Les
12, 13 et 14 février, le procès de Francis Duprat
se tiendra au TGI d’Angoulême.
L’instruction de cette affaire a commencé en 1999
à Angoulême, avec la mise en examen de personnes
impliquées dans le commerce de chiens de combat.
Lors de l’enquête, le juge Gadaud a confié
à One Voice 21 animaux saisis qui n’avaient pas l’âge
légal. Beaucoup étaient porteurs de maladies graves
et très contagieuses et deux en sont morts.
Le 26 avril 2001, le ministre de l’Agriculture prenait un
arrêté entré en vigueur le 1er août
suivant et qui renforçait les mesures de protection sanitaire
concernant les importations de chiots en provenance des pays hors
Union européenne (pays de l’Est par exemple). Hélas,
nous sommes forcés de constater que la législation
n’est pas respectée.
Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :
« J’ai visité l’entreprise de Francis
Duprat quand il était encore en activité en 2000.
Nous avons acheté un chiot et un chaton, et filmé
les lieux en caméra cachée. Des centaines d’animaux
très jeunes, terrorisés à l’approche
des humains (inquiétant pour des animaux de compagnie…),
et malades, attendaient d’être conditionnés
et acheminés vers les animaleries. Les animaux que nous
avons achetés souffraient de maladies respiratoires. Ce
type de commerce ne pose pas qu’un problème d’ordre
éthique. L’enquête que nous avons menée
l’année dernière en Belgique, plaque tournante
de ces trafics, les appels incessants de particuliers ayant acheté
un animal malade ou très perturbé, accentuent nos
inquiétudes. Bientôt, notre société
devra gérer la réapparition de maladies contagieuses
et les troubles du comportement de très nombreux chiens,
et pas seulement des molosses.
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