I
- LES FILIERES D’ACHEMINEMENT DES ANIMAUX
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•
Lieux de production
- Slovaquie
-
République Tchèque
-
Russie
-
Ukraine
-
Bulgarie
-
Hongrie
-
Pologne
-
Irlande
-
Espagne
-
Brésil
....
En général, les chiots naissent auprès
d’habitants en mal de revenus. Dans les villages, certains
peuvent avoir 2 ou 3 reproducteurs, d’autres quelques
dizaines. Les chiots sont vendus environ 1500 couronnes en Slovaquie
sans contrat auprès des exportateurs (le vendeur ne paie
pas d’impôt si la vente se fait sans contrat ; avec
contrat, le tarif est de 2000 couronnes).
La Tchécoslovaquie exportait 150 chiens par mois avant
la Révolution de Velours, aujourd’hui nous estimons
que la seule Slovaquie est à plus de 1 000 par semaine.
Ce n’est qu’un exemple. Le phénomène
est de même nature dans les autres pays concernés
depuis la chute du Mur de Berlin.
Régulièrement les chiots sont regroupés
par centaines dans des hangars dans le pays d’origine
par l’exportateur.
Ils y passent un jour ou deux, avant de partir pour l’Ouest
de l’Europe.
Pour son client, c’est-à-dire un élevage
qui se trouve en général en France ou en Belgique,
le courtier prépare une facture en règle, ou bien
une facture avec un montant sous-évalué par rapport
au paiement réel, ou bien il ne fait aucune facture.
Il prépare aussi les carnets de vaccination dans le pays
d’origine.
•
Acheminement
Il se fait le plus souvent par camion, dans des conditions difficiles
pour les bêtes. Souvent c’est le client-importateur
qui assure le transport. Les camions ne sont pas toujours climatisés,
ce qui entraîne beaucoup de perte dans le chargement.
Aucun contrôle réel n’est exercé sur
l’exactitude des races de ces animaux, sur leur état
de santé, qui souvent laisse à désirer
avant même qu’ils n’aient quitté leur
territoire d’origine.
En particulier, les chiens d’attaque tels les Pitbulls,
dont l’importation est interdite en France, sont affublés
de fausses identités du style « American Staffordshire
Terrier LOF », classé en catégorie 2 dans
notre législation.
• Transit
Les chargements arrivent en général en Belgique,
dans des centres de transit. Là, changement du carnet
de vaccination, avec l’aide de vétérinaires
complaisants. Les chiens voyageront alors avec des carnets belges.
Dans les centres de transit, les bêtes ne restent pas
très longtemps. Elles sont très vite transférées
sur des lieux de vente.
• Lieux de vente
Du fait des tracasseries causées par l’action de
sociétés de protection animale, les transitaires
et les grossistes se sont finalement résolus à
démarcher directement les animaleries, ce qui est illégal.
Il leur arrive aussi de faire passer « la marchandise
» par l’Espagne, pour bénéficier de
la législation européenne, moins contraignante
quant aux règles sanitaires.
En Belgique toujours, Animals Express, immense supermarché
de la région de Bruxelles vend quelques 20 000 chiens
par an. Les acheteurs sont soit des particuliers, soit des «
éleveurs », français surtout.
Là, les carnets belges se transforment en carnets de
vaccination français avec la complicité d’un
vétérinaire.
Prix de chiots au moment de l’achat : il est facilement
multiplié par plus de 5 par rapport au montant versé
au producteur d’origine.
• Destination finale
Les chiens aboutissent donc chez des particuliers. Ils ont souvent
fait les frais de ce commerce. En général, les
animaux sont très malades, trop agressifs ou trop craintifs.
Malgré le prix élevé, ils ne correspondent
pas à ce que les acheteurs attendent. Il arrive souvent
qu’ils meurent prématurément,
après de longues périodes de soins vétérinaires.
On estime à 100 000 par an, le nombre de chiots importés
illégalement en France, c’est à dire autant
que ceux qui sont dûment déclarés.