II
- DES ENTORSES A LA REGLEMENTATION
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Pour
être importés en France, en provenance d’un
pays tiers, les carnivores domestiques ayant séjourné
dans les six derniers mois dans un pays non exempt de rage doivent
:
• Etre âgé d’au moins sept*
mois
Pour séduire les acheteurs, les animaleries préfèrent
vendre des animaux de quelques semaines. Les plus vieux, sont
donc soldés, quand ils ne sont pas euthanasiés.
Là non plus les règles ne sont pas respectées
puisqu’ils peuvent être tués à coup
de fourche, noyés ou vendus au kilo auprès de
laboratoires de vivisection.
* L’arrêté du 25 avril 2001 a été
renforcé par l’arrêté du 19 juillet
2002. Désormais, un chien ayant séjourné
en pays non-indemne de la rage au cours des six derniers mois,
ne peut être importé en provenance d’un pays
tiers qu’au-delà de son septième mois (vaccination
après 3 mois, 1 mois de délai pour la prise de
sang et 3 mois de délai après la prise de sang).
• Etre identifié par tatouage ou micropuce
Il est facile de trouver dans des animaleries ou des expos-ventes,
des chiots avec un tatouage encore frais à l’oreille
et des croûtes sur le ventre, témoignant de l’effacement
de l’identification d’origine. Sans compter les
doubles tatouages, ceux qui ne correspondent pas à l’animal,
les cartes jamais remises à l’acheteur, ou celles
qui ne sont jamais retournées à la Société
Centrale Canine au moment du décès, ce qui permet
de les récupérer pour « blanchir »
des animaux non identifiés ni déclarés.
• Etre vaccinés contre la rage après
l’âge de trois mois
One Voice possède de nombreux carnets de vaccination
de chiots achetés en animaleries. Très peu de
ces carnets sont en règle. Il s’agit souvent de
cas de vaccination trop précoce dès l’âge
de 9 semaines, ce qui est illégal d’une part et
inefficace d’autre part d’un point de vue sanitaire.
Nous insistons sur le danger sanitaire que font courir ces pratiques,
puisque la rage existe encore dans les pays de l’Europe
du centre et de l’Est.
Ex : en mars 2 001, dans la région de Strasbourg, le
conducteur d’un véhicule slovaque, transportant
81 chiots, a été interpellé. Certains des
animaux n’avaient que 5 semaines, et tous étaient
identifiés avec une marque au feutre sur le ventre. Ils
étaient destinés à des animaleries.
• Etre vaccinés contre différentes
maladies
La loi oblige à vacciner les animaux contre la maladie
de Carré, la parvovirose, et l’hépatite
contagieuse.
Or non seulement les chiens venus des pays de l’Europe
centrale et de l’Est ne sont pas contrôlés
aux différentes frontières, mais en plus ils souffrent
en général dès le départ de parvovirose,
de maladie de Carré ou de toux du chenil. Ils sont souvent
atteints de rachitisme de manière irréparable,
de parasitoses externes ou internes, de problèmes respiratoires
ou intestinaux. Il faut ajouter les vices rédhibitoires
comme la dysplasie coxofémorale ou l’atrophie rétinienne
par exemple.
• Etre accompagné d’un certificat
sanitaire en français
Ce document qui doit être établi par un vétérinaire
agréé du pays d’origine, n’est jamais
fourni.
• Etre détenu quinze jours en quarantaine
Nombreux sont les élevages ou les animaleries qui se
fournissent auprès d’importateurs et qui ne respectent
pas cette obligation.