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III - Où est le problème ?
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3.1. Le problème est avec le chien lui-même lorsqu’il ne correspond pas aux attentes

La vie du chien en dépend trop souvent

Les abandons sont légions (plus de 15 % de la population canine) et les refuges des associations de protection animale sont saturés.
Nombre d’euthanasies ont lieu du fait que les chiens présentent des comportements inappropriés ou de véritables pathologies comportementales.
De manière générale, son inadaptation est étroitement liée aux conditions de développement et de vie, ne tenant compte ni des impératifs d’espèce ni de race. Cette inadaptation est amplifiée par la volonté que les maîtres lui imposeront, afin d’obtenir à tout prix leur chien idéalisé.
Est-ce normal que le chien paye ces erreurs de sa vie ?


3.2. Le problème est aussi dans les familles

L’harmonie des familles avec leur chien de compagnie dépend très nettement de la qualité de leur acquisition

La vie quotidienne familiale devenue conflictuelle à cause du chien, la responsabilité liée à la possession du chien vis-à-vis du voisinage, de l’entourage, des enfants, pénalisent terriblement les maîtres.
C’est ainsi que le rêve des familles se transforme petit à petit en cauchemar.

Plus les troubles du développement d’un chiot ont une origine précoce, plus il est difficile de régler la vie quotidienne. Parfois c’est même un véritable challenge qui n’est pas accessible à la plupart des maîtres sans un accompagnement spécifique.


3.3. Le problème est important dans la société

Les nuisances canines sont devenues de vrais problèmes de société et plus particulièrement les risques agressifs

Les nuisances sont en fait le reflet des comportements inappropriés du chien dans l’espace public.
Ceux qui se sont faits mordre par un chien ou ceux qui ont peur de se faire mordre savent bien ce qu’il en est.
Les responsables municipaux connaissent bien aussi l’étendue des conséquences sociales de la possession animale. Ils ont dans leurs missions la charge de gérer, la sécurité de la population, les nuisances canines mais aussi les chiens abandonnés en errance.
Les nuisances les plus notables sont la malpropreté, les aboiements, les agressions sur les passants et les risques d’agressions sur les enfants dans les lieux publics.
Lorsqu’on parle de nuisances, on pense toujours qu’elles sont le fait des autres et qu’elles concernent les autres. En fait, elles concernent tout le monde, car dans la société et principalement en milieu urbain, les problèmes se concentrent et aboutissent à des désagréments, à la fois pour chacun et pour les autres.
L’amalgame est malheureusement très fréquent entre l’irresponsabilité de certains mauvais maîtres et l’inconséquence de maîtres ignorants ou abusés lors de l’acquisition de leur chiot.

Les agressions

Le chien ne mord pas un individu par hasard. Être « gentil » ou « méchant » ne veut rien dire en matière d’agression canine. Il existe plusieurs catégories d’agressions qui se subdivisent elles mêmes selon de multiples critères et se produisent dans différents contextes.
Ce qui en général est le plus facilement reconnu par tous, c’est la situation qui a probablement motivé l’agression. L’évaluation du risque réel présenté par le chien pour la famille, ses enfants, le voisinage ou les passants, ou encore les autres animaux est un tout autre travail qui nécessite des compétences théoriques et pratiques importantes. En effet, de multiples facteurs entrent dans la structure des comportements agressifs alors que l’acte final est le même : la morsure.
Une fois le risque d’agression perceptible, le désarroi est important, l’incompréhension est fréquente au moment où le chien considéré comme « gentil », mord quand même.
Parmi les multiples critères des agressions, il y en a plusieurs qui ont un lien direct avec les conditions de développement initiales du chiot. Certes, le parcours du chiot et les différentes manœuvres utilisées à son égard par la suite, pourront créer un renforcement. Mais le véritable support de l’acte de morsure prend racine au cours d’un développement inadéquat ou incohérent. Par la suite, certaines circonstances et certaines conduites maladroites des maîtres vont renforcer l’agressivité du chien, jusqu’à inscrire progressivement des comportements et des stratégies d’agression dans le répertoire comportemental du chien.

Les aboiements

Pour ce qui concerne la nuisance des « aboiements », elle est à l’origine de nombreux conflits et plaintes de voisinage. Les aboiements sont une forme de vocalises. Ils sont effectivement terriblement gênants dès que les habitats sont proches.
Les vocalises ont en réalité plusieurs significations (peur, détresse, garde, rébellion, communication…). L’instabilité émotionnelle installée précocement avant l’achat du chiot a une part de responsabilité importante dans l’usage des vocalises par le chien ensuite (gémissements, aboiements, hurlements).

La malpropreté

La « malpropreté » avec l’accumulation des crottes de chien sur les trottoirs fâche tout le monde, mais motive moins chacun. Le chien qui n’a pas de jardin à sa disposition doit faire quand même des crottes tous les jours. Si l’on veut lui apprendre à faire ses besoins dans des endroits civilement « corrects », il faut dès que possible, se donner le mal de lui apprendre sans le punir. Les conditions de développement du chiot ont là encore un rôle en ayant favorisé l’acquisition de la propreté du chiot et facilité les apprentissages ultérieurs vers d’autres supports.


3.4. Pourquoi le problème n’est pas chez ceux qui usent du marché commercial du chiot ?

Parce que plusieurs semaines ou mois passent entre la période d’élevage du chiot et la visibilité des difficultés des maîtres avec le chien 

Les liens entre les différents systèmes de production ou d’élevage du chiot et les problèmes constatés après l’acquisition sont assez nettement décalés dans le temps, ce qui retarde ou empêche la prise de conscience du public à ce sujet.
Le temps joue ainsi en faveur du marchand, car lui permet de se dédouaner de sa part de responsabilité dans les difficultés de la famille à posteriori et dans les nuisances liées à ces difficultés.

Parce que le circuit commercial du chien est court, divers et changeant

Le temps profite également au marchand dans la mesure où la production et le commerce du chiot se font sur un circuit court de deux mois seulement. Ainsi les conditions du marché commercial peuvent se modifier rapidement en cas de nouvelle réglementation.

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