II
- Aujourd’hui, le chien est de compagnie
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2.1.
La destinée du chien avec l’homme a beaucoup varié
au fil du temps
• Le chien coopère
avec l’homme depuis très longtemps dans un but
utilitaire. Il a maintenant changé de destinée
en devenant de compagnie
Les Français sont de longue date grands amateurs d’animaux
de compagnie et particulièrement des chiens. C’est
un phénomène de société en pleine
expansion.
On pourrait penser que la possession d’un animal de compagnie
tel que le chien est le reflet d’un mal-être au
sein de la population. Il n’en est rien. La plupart du
temps, la possession du chien est issue d’une réelle
attirance vers l’animal, inscrite de longue date dans
les représentations familiales et culturelles et qu’il
est illusoire de vouloir changer maintenant.
• Le chien est un animal
qui a intégré complètement le cercle familial
Le chien étant de plus en plus considéré
comme un membre de la famille, il est amené à
suivre le parcours de celle-ci. Or, les familles vivent souvent
dans des lieux inadéquats pour les chiens et sont de
plus en plus mobiles. Le chien doit donc pouvoir suivre le programme
en toutes circonstances… ce qui nécessitera de
sa part la plus grande adaptabilité.
• L’adaptabilité
nécessaire au chien pour être de compagnie aujourd’hui,
ne peut pas se faire au hasard
Comme pour tout être vivant, l’adaptabilité
nécessaire à l’adulte, doit se créer,
se préparer, s’organiser tout au long de son développement.
Or, on constate que les conditions de développement du
chiot le prépare très mal à ce qui lui
sera demandé par la suite en tant que chien de compagnie.
2.2. La réussite du développement
d’un chien de compagnie est fragile
• Le chien possède
une forte capacité d’attirance sociale et d’attachement
Cette capacité est inscrite dès le début
de son développement et se modèle ensuite jusqu’à
3 à 4 mois. La particularité du chiot d’être
vendu à l’âge de huit semaines, coupe en
deux parties la période primordiale de son développement
comportemental. Cette coupure facilite certes le report d’attachement
recherché par les futurs maîtres, mais pénalise
énormément le chiot sur d’autres critères.
• Les transitions se doivent
d’être faites avec la plus grande attention en matière
d’étude des conséquences
Dans le cadre d’une production de chiots avec une commercialisation
à distance, les conditions de transfert vers les intermédiaires
et les vendeurs sont obligatoirement inadéquates et pénalisent
beaucoup l’avenir vital et comportemental du chiot.