Des
règles plus strictes pour lutter contre les trafics
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Mieux encadrer le commerce des animaux domestiques. C’est
l’une des pistes sur lesquelles travaille One Voice pour
lutter contre le trafic et faire respecter des animaux familiers.
Il ne s’agit pas de s’opposer aux transactions portant
sur des animaux, mais d’empêcher des vendeurs peu
scrupuleux de profiter des failles du système, au détriment
des chiens et chats, et des élevages sérieux.
Animaleries
Avant tout le problème repose sur les animaleries. Ces
magasins se fournissent, souvent, auprès de filières
d’importations de chiens et de chats en provenance des pays
de l’Est. Or, ces arrivées massives d’animaux
se font au mépris de tous règlements sanitaires,
douaniers et de bien-être des animaux. Quand les animaleries
se fournissent auprès d’élevages français,
il s’agit pour la majorité d’élevages
industriels dont les chiots manifestent de graves troubles du
comportement en grandissant.
Exportateurs
Ces chiens naissent chez des particuliers, sont collectés
par des exportateurs qui les livrent le plus souvent en Belgique
et en Espagne, dans des centres de transit, après quoi,
ils sont acheminés vers la France. Même si nombre
d’entre eux meurent en cours de route, l’opération
reste rentable.
Plaque tournante
La Belgique est devenue une plaque tournante de ce «commerce»
et la France, un territoire où ces affaires sont particulièrement
fructueuses tant la demande est forte. Les chiffres, les revenus,
les quantités et les conditions de ce commerce manquent
de transparence, ce qui génère, pour le moins, de
nombreux dérapages.
Espagne
One Voice a intenté des procès contre les centres
de transit belges ou contre des revendeurs. En réaction,
les fournisseurs de l’Europe de l’Est ont démarché,
de manière illégale, directement les animaleries
et les éleveurs français. Ils ont aussi contourné
la législation en introduisant les animaux sur le territoire
français via l’Espagne.
Cartes de tatouage
Ces importateurs peu scrupuleux pratiquent de la même façon
que les trafiquants de voitures avec les cartes grises. Les cartes
de tatouage des chiots morts sont attribuées à des
chiots non déclarés.
Or, de trop nombreux animaux sont abandonnés dans des refuges
saturés, cependant que les importations augmentent. Et
depuis l’arrivée des puces électroniques,
des trafics sont organisés en France, mais aussi entre
la France et les pays « exportateurs ». |