Législation
: Questions / Réponses
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Voici, à titre indicatif, quelques conseils juridiques
répondant à des situations très précises.
Le panel des situations envisageables étant très
vaste, nous n’avons pu traiter tous les cas. Ainsi, nous
vous invitons à prendre contact avec l’équipe
de One Voice
pour plus de renseignements.
J’ai été témoin de mauvais traitements
envers un animal. Comment dois-je réagir ?
Le fait d’exercer, sans nécessité, publiquement
ou non, des mauvais traitements envers un animal domestique, ou
apprivoisé, ou tenu en captivité est réprimé
par le Code pénal, art. R 654-1. L’auteur des faits
encourt une amende prévue pour les contraventions de 4e
classe, soit une amende pouvant atteindre 750 euros.
Si vous êtes témoin de mauvais traitements, vous
avez la possibilité de déposer plainte auprès
d’un commissariat ou d’une gendarmerie ou d’adresser
une plainte par courrier au Procureur de la République
près le Tribunal de Grande instance compétent (lieu
de commission de l’infraction).
Mon animal a été frappé à
mort par une personne excédée de le voir faire ses
excréments devant chez lui. Quels sont les recours possibles
?
Le fait d’exercer, publiquement ou non, des sévices
graves ou un acte de cruauté envers un animal domestique,
ou apprivoisé, ou tenu en captivité (sauf courses
de taureaux et combats de coqs) est réprimé par
le Code pénal, art. 521-1. L’auteur des faits encourt
une peine de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
Dans le cas présent, munissez-vous d’un certificat
vétérinaire et déposez plainte auprès
de la gendarmerie ou du commissariat ou d’adresser une plainte
par courrier au Procureur de la République près
le Tribunal de Grande instance compétent (lieu de commission
de l’infraction).
J’ai acheté un chiot dans une animalerie, il est
tombé malade quelques jours après. Quels sont les
recours existants ?
Sur l’attestation de vente figure généralement
un délai de garantie qui malheureusement excède
rarement huit jours. Le vendeur peut également vous proposer
de remplacer l’animal par un autre. Mais si cette pratique
est légale, elle ne nous semble pas morale. En effet, avant
d’accepter cette proposition, interrogez-vous sur le devenir
de l’animal que vous allez restituer ? Mal en point, porteur
d’une anomalie, le sort en est jeté, il sera probablement
euthanasié. Vous pouvez tenter de négocier le remboursement
de l’animal et des soins vétérinaires. Si
cela n’aboutit pas, nous vous conseillons de mener une action
en justice. Selon la situation à laquelle vous êtes
confrontée, plusieurs recours sont possibles. Pour en savoir
plus, contactez l’équipe de One Voice qui vous orientera
vers la solution la plus adaptée.
Près de chez moi, un chien est enfermé sur le balcon.
Que puis-je faire ?
Selon l’arrêté
du 25 octobre 1982 relatif à l’élevage,
la garde et à la détention des animaux, les chiens
laissés sur le balcon des appartements doivent disposer
en toutes circonstances, d’un espace suffisant et d’un
abri. Le propriétaire de l’animal est également
tenu de mettre à la disposition de son animal de la nourriture
en quantité nécessaire et de l’eau fréquemment
renouvelée et protégée du gel en hiver.
Si
ces conditions ne sont pas remplies, vous pouvez alerter le commissariat
ou la gendarmerie.
Je loue un appartement. Le propriétaire du logement
peut-il m’interdire de posséder un animal ?
D’après l’article 10 de la loi du 9 juillet
1970 modifié par la loi
du 6 janvier 1999, les propriétaires n’ont
pas le droit d’interdire à leurs locataires d’avoir
un animal familier (chats, chiens, oiseaux ...). Ainsi, "est
réputée non écrite toute stipulation tendant
à interdire la détention d'un animal dans un local
d'habitation dans la mesure où elle concerne un animal
familier. Cette détention est toutefois subordonnée
au fait que ledit animal ne cause aucun dégât à
l'immeuble ni aucun trouble de jouissance aux occupants de celui-ci.
De plus, est licite la stipulation tendant à interdire
la détention d'un chien appartenant à la première
catégorie mentionnée à l'article 211-1 du
code rural.”
Un chien est enfermé dans une voiture exposée en
plein soleil. Comment l’aider ?
D’après l’article 10, chapitre II, annexe I
de l’arrêté
du 25 octobre 1982, lorsqu'un animal demeure
à l'intérieur d'un véhicule en stationnement
prolongé, toutes dispositions doivent être prises
pour que l'animal ait assez d'air pur pour ne pas être incommodé.
Par temps de chaleur ou de soleil, le véhicule doit être
immobilisé dans un endroit ombragé.
Si le chien halète beaucoup et qu’il vous semble
mal en point, alertez la gendarmerie, la police ou les pompiers
qui ont le droit de l’extraire du véhicule en brisant
une vitre.
J’ai vu des chiots et des chatons derrière une vitrine.
Le vendeur est-il autorisé à les y exposer ?
Selon l’article 14, chapitre II, annexe II de l’arrêté
du 25 octobre 1982, il est interdit d'exposer
dans les vitrines des magasins ou autres lieux, des animaux vivants,
y compris oiseaux, hamsters, souris, poussins, etc; destinés
notamment à la vente, sans que toutes dispositions soient
prises, grâce à tout dispositif efficace, pour éviter
à ces animaux une exposition prolongée au soleil,
à la chaleur ou au froid excessifs, une aération
insuffisante, un éclairage excessif ou prolongé.
L'éclairage doit être éteint au plus tard
à l'heure de fermeture de l'établissement, à
l'exception des locaux spécialement aménagés
pour la présentation des animaux nocturnes.
Peut-on mettre un jeune chien à l’attache ?
D’après l’article 6, chapitre II, annexe I
de l’arrêté
du 25 octobre 1982, l'attache est interdite pour
les animaux n'ayant pas atteint leur taille adulte. De plus, les
chiens de garde et d'une manière générale
tous les animaux de compagnie et assimilés que leurs maîtres
tiennent à l'attache ou enferment dans un enclos doivent
pouvoir accéder en permanence à une niche ou abri
destiné à les protéger des intempéries.
Lors d’une fête du 14 juillet dans les locaux d’une
mairie, un porcelet vivant a été attribué
comme lot de tombola. Est-ce légal ?
Cette pratique contrevient à l’article 276-1 du Code
rural qui stipule : l’attribution en lot ou prime de tout
animal vivant, à l’exception des animaux d’élevage
dans le cadre de fêtes, foires, concours et manifestations
à caractère agricole, est interdite. Dans le cas
présent, ne s’agissant pas d’une fête
à caractère agricole, l’organisateur de cette
tombola était en infraction.
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