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Peaux
d’animaux familiers, un trafic rentable
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L’introduction, l’importation, et la commercialisation de la fourrure de chats et de chiens sont désormais interdites en France. L’arrêté signé en novembre 2003 par Hervé Gaymard, ministre de l’Agriculture, et Francis Mer, ministre des Finances n’était pas adéquat. Il a été abrogé par Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, et Thierry Breton, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, et remplacé par un texte plus complet en janvier 2006. Cependant, le dossier est encore loin d’être clos car le commerce peut encore se poursuivre en Europe et en Asie. |
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Europe
Cette interdiction, réclamée de longue date par One Voice et d’autres associations de protection animale devrait ouvrir la porte à une prohibition de ce commerce par l’ensemble de l’Europe. Jusqu’à présent, seuls les Etats-Unis, avaient dès l’an 2000, banni cette pratique.
Arrêté
L’arrêté français, pris le 13 janvier 2006, a été publié au Journal Officiel, le 21 janvier. Son premier article indique : « L'introduction, l'importation et la commercialisation en France de peaux, brutes ou traitées, de chiens et de chats, et de produits qui en sont issus, sont interdites. » Il permet donc d’éviter les dérives que rendait possible l’arrêté de 2003, qui n’en interdisait que l’introduction.
Statistiques inexistantes
Mais cette bonne nouvelle ne doit pas occulter la réalité. Dans de nombreux pays du monde, notamment la Chine, les fourrures de chiens et de chats sont monnaie courante. Tout comme pour le commerce de la viande d’animaux familiers, il n’existe pas de statistiques officielles en la matière. Ce serait de la contre-publicité. Les chiffres, extrapolés d’après diverses saisies sur le continent américain, sont donnés en millions, mais varient trop d’une source à l’autre pour refléter, même imparfaitement, la réalité.
Faux noms
Ce qui est sûr, en revanche, est que le trafic de ces fourrures, après l’interdiction des Etats-Unis, s’est concentré vers les marchés asiatiques et européens. La fourrure y est introduite sous de faux noms. Personne, dans les pays occidentaux, n’aurait le cœur de se pavaner dans un manteau de Saint-Bernard ou de Berger allemand. Mais lorsque la dénomination est « loup d’Asie » ou « loup des montagnes », le client se laisse plus facilement séduire, ce d’autant plus que les prix sont particulièrement attractifs.
Bibelots
De surcroît, cette fourrure ne se trouve pas seulement dans les vêtements, qu’elle soit utilisée pleine ou en guise de parements. Elle est aussi employée pour fabriquer ces bibelots représentants de petits chats et chiens, criants de vérité, et pour cause !
Aucune norme
Comme dans n’importe quelle autre production de fourrure, les animaux sont maltraités. Les fermes industrielles ou familiales où ils sont élevés ne répondent à aucune norme sanitaire ou de bien-être animal. Les récits de voyageurs ou de représentants d’associations de protection des animaux sur ce sujet sont édifiants. Les chiens ou les chats sont concentrés dans de minuscules cages. Leur nourriture est réduite au minimum, l’hygiène y est inexistante, les conditions d’abattage indignes.
Profits
Cela afin de réduire les frais de production et d’amplifier les profits. En outre, ce trafic ne bénéficie pas qu’aux fermiers chinois. Importateurs, exportateurs, fourreurs, chacun a intérêt à ce que se poursuive ce commerce rentable. |
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