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Tom était un bouvier bernois de 4 ans en pleine santé. Il vivait tranquillement dans une famille avec quatre enfants et une chienne de la même race. Tom a été euthanasié le 7 décembre sur ordre du préfet de l’Eure malgré l’avis de son vétérinaire traitant et après un examen comportemental réalisé par un autre vétérinaire attestant qu’il n’était pas un chien dangereux.
Une réaction due à la douleur
La décision du préfet faisait suite à un accident survenu le 22 novembre : Tom a mordu – ou plutôt heurté – une petite fille au visage alors qu’il attendait les enfants avec sa maîtresse à la sortie de l’école. Tom avait été castré la veille, pas pour des raisons de comportement agressif mais pour éviter la naissance d’une portée dans son foyer. Il est probable que sa réaction envers la fillette ait été due à une douleur, Tom étant assis quand l’accident est arrivé.
Demande d’euthanasie d’un chien gentil
Le maire de la commune a pris un arrêté d’euthanasie le surlendemain. Le vétérinaire traitant de Tom et celui qui a effectué son examen comportemental – à la demande de la direction départementale des services vétérinaires – ont certifié qu’il n’avait jamais fait preuve d’agressivité, ni jamais mordu personne, et qu’il ne présentait pas de trouble du comportement. Il n’était pas un chien dangereux.
Une décision totalement subjective
Le maire a, malgré tout, fait placer Tom en fourrière le 26 novembre. Ses propriétaires ont déposé un référé auprès du tribunal administratif de Rouen pour suspendre l’arrêté pris par le maire, en vain. One Voice déplore l’attitude des juges, qui n’ont pas tenu compte de l’avis des vétérinaires et ont décidé de maintenir la décision d’euthanasie, sans motiver leur décision. Le préfet sous-entendrait que tout chien mordeur doit être euthanasié, au mépris des recommandations des comportementalistes canins : la dangerosité d’un chien s’estime en tenant compte des circonstances de la morsure et de l’examen comportemental du chien.
L’avis des professionnels n’est pas reconnu
L’avis de deux vétérinaires n’ayant pas été pris en compte dans cette affaire, le syndicat des vétérinaires a réagi et devait alerter le ministère de l’Intérieur, à l’origine de la loi sur les chiens dangereux à venir, sur l’importance de s’appuyer sur le travail de spécialistes du comportement canin pour prendre des décisions objectives.
Manifestation d’alerte et de soutien le 12 janvier
La famille de Tom organise une manifestation le 12 janvier à Evreux, à 11H30, devant la préfecture de l’Eure, précédée par une marche silencieuse chez eux, à Bourth à 9H30, en mémoire de Tom. Ils veulent alerter les propriétaires de chiens – et tous les amis des animaux – sur les dangers et les dérives du durcissement de la loi sur les chiens dangereux, qui devrait entrer en vigueur début janvier. |
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