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Un réseau démantelé en Charente
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Si les chiens dits « de combat » sont les premières victimes des réseaux clandestins de Paris, ils ne sont pas les seuls. Une affaire, survenue en 1999, montre que ce trafic concerne tous les propriétaires d’animaux familiers.

Plaintes


Au mois de juin 1999, One Voice est alertée par plusieurs personnes âgées, résidant dans la Charente. Ces retraités avaient porté plainte, leurs chiens ayant été dérobés. La gendarmerie de ce département prend l’affaire en main.

473 délits !


Leurs investigations ont permis de mettre à jour, en juillet 2000, un vaste réseau portant sur dix-sept départements, dans lequel étaient impliquées trente-sept personnes. Au total 473 délits leur ont été reprochés, parmi lesquels le vol, mais aussi faux et usage de faux, travail dissimulé, escroquerie et détention et commercialisation de chiens de première catégorie (pit-bulls).

Élevages clandestins

Le fonctionnement du réseau était le suivant. De pseudos éleveurs faisaient se reproduire des pitbulls en vue d’utiliser les jeunes lors de combats. Cette affaire intervenant après la loi du 6 janvier 1999 qui vise à éliminer cette race, certes non reconnue par la Société centrale canine, il s’agissait d’élevages clandestins. Les chiots étaient vendus jusqu’à 1500 € l’un. Quand on sait que les femelles pitbull peuvent avoir fréquemment une dizaine de chiots, on imagine sans mal le bénéfice. De surcroît, d’autres chiens venaient, illégalement des pays de l’Est pour grossir le trafic.

Cicatrices


Les chiens dérobés aux retraités sont tous morts. Ils avaient servi à tester la combativité des molosses. Aucun n’en a réchappé. Quant aux pitbulls qui ont pu être récupérés leurs nombreuses cicatrices montraient qu’à l’évidence, ils avaient été contraints de se battre.
Cette affaire n’en n’est pas restée là. Elle a permis quelques mois plus tard de déboucher sur un très important trafic de chiens entre les pays d’Europe centrale et la France.

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