Le
tribunal rejette
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Construire
l'élevage de chiens et de chats le plus important de France,
en pleine zone inondable et le faire fonctionner en infraction
avec la loi, la SARL "Elevage du Charnève", liée
à la chaîne d'animalerie City-Zoo défie la
justice et plusieurs associations qui avaient porté l'affaire
devant le tribunal.
Inondation
C'est le 15 octobre 2002 que le Tribunal administratif a annulé
l'arrêté du préfet de l'Ardèche permettant
à l'Elevage de Charnève d'exploiter un chenil et
une chatterie sur le territoire de la commune de Saint-Montan.
Mais ce jugement est resté pour le moment lettre-morte
tandis que les crues du Rhône submergeaient les installations
abritant des centaines d'animaux finalement stockés dans
des caisses de transport ou en cage dans une pièce du château,
en attendant le recul des eaux.

Un
dossier à part
Le journal "La Tribune" qui a largement rendu compte
de cette affaire et des barrages mis en place pour empêcher
l'accès, pourtant légal, des journalistes aux documents
administratifs.
Et que dire de l'étude d'impact qui déterminait
"le niveau et l'intensité des nuisances sonores en
fonction d'un nombre d'animaux aboyant simultanément n'excédant
pas 5% de l'effectif des pensionnaires" ! Les juges ont sans
doute pensé qu'on se moquait de la justice et n'ont pas
apprécié cette hypothèse, aucunement corroborée
par une quelconque étude objective.
Plan d'évacuation fantaisiste
Et que dire du plan d'évacuation prévoyant des barges
pour envoyer les chiens vers des pensions dans la région
de Marseille ! La nurserie du sous-sol était inondée,
les boxes étaient submergés du 16 au 26 novembre
2002, l'accès du chemin privé de l'élevage
rendu impraticable pour les véhicules de tourisme. L'eau
potable coupée.
Feu suspect
Il est d'ailleurs permis de s'inquiéter du sort de nombreux
animaux. Le Président de la FIAPA (Fédération
interdépartementale des associations de protection animale),
après avoir rappelé que le nombre de chiens peut
atteindre le millier évoque un feu allumé pendant
un jour et demi, qui pourrait laisser supposer la destruction
de cadavres d'animaux. De plus, seules quatre personnes prodigueraient
des soins aux animaux, ce qui serait insuffisant. Nous avons eu
des informations, ajoute-t-il, concernant une forte mortalité
de chiots qui existerait dans cet établissement.
Le Président de la FIAPA a d'ailleurs écrit au préfet
pour demander un contrôle de l'élevage par les services
vétérinaires. Le Procureur de la République,
à qui nos plaintes ont été transmises, a
annoncé qu'il ouvrirait une enquête.
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