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Sanctions lourdes
Preuve que la Justice semble décidée à poursuivre de tels agissements, le tribunal a pratiquement intégralement retenu, certes en les adoucissant, les conclusions du substitut du procureur de la République du Havre. Elle avait requis à l'encontre de la prévenue, lors de l'audience du 23 novembre 2004, une interdiction d'exercer sa profession, quinze mois de prison avec sursis et une amende de 25.000 euros.
One Voice, partie civile
Lors de l’audience du 31 janvier, le tribunal a par ailleurs condamné la prévenue à payer un euro de dommages et intérêts à plusieurs associations de défense des animaux, dont One Voice, qui s'était portée partie civile.
Chiots importés des pays de l’Est
L’éleveuse était poursuivie pour avoir vendu, entre 1994 et 2001, plusieurs dizaines de chiots malades ou trop jeunes. Elle tenait ce qu’elle appelait un « élevage », en fait un lieu où elle vendait 2.500 animaux chaque année. Des chiots qui pour l’essentiel n’étaient pas nés sur place, mais étaient importés de République tchèque ou de Slovaquie.
"Souci de rentabilité"
Lors de l’enquête menée sur les agissements de la jeune femme, il a été établi que le taux de morbidité atteignait 15%, dans des installations « infestées par des virus ». Elle n’aurait agi que « dans un souci de rentabilité ». Des accusations que la défense a tenté de balayer en plaidant la bonne foi. Mais ces arguments n’ont pas été retenus par le tribunal.
57 litiges
Lors de la première audience, le mardi 23 novembre 2004, la présidente du tribunal a égrené un à un le nom des 57 familles ayant eu un litige avec Stéphanie G. Chacune leur tour, ces personnes ont pu exposer leur impuissance face à un animal agonisant ou très gravement malade. Elles ont également toutes décrit Mademoiselle G. comme une femme très sûre d’elle, campant sur ses positions, se retranchant derrière ses contrats de vente, n’hésitant pas à lever le ton, voire à proférer des menaces. Ces 57 familles ne se sont cependant pas laissées impressionner et ont eu le courage de porter plainte contre cette vendeuse multi-races pour que cessent les abus.
Enquête
One Voice avait mené une enquête au sein de cette entreprise. C’est ainsi que nous avons découvert les mauvaises conditions dans lesquelles étaient détenus les chiots. |