Élevage
ou amas de détritus ?
Version
imprimable
Malgré
les protestations de nombreux voisins, la signature de pétitions,
un dépôt de plainte auprès de la gendarmerie,
une enquête sur place de la SPA de Périgueux et une
visite de la direction des services vétérinaires
(DSV), Monsieur M poursuit une activité illégale
d’élevage de chiens qui sont par ailleurs maltraités.
Activités douteuses
Scandalisé de la tournure prise par cette affaire, One
Voice a décidé de saisir le Procureur de la République
du Tribunal de grande instance de Périgueux pour qu'enfin
la justice mette un terme aux activités de Monsieur M.
Un homme qui, outre un élevage d'ovins, de caprins et d'équidés,
élève environ quarante chiens dans des conditions
déplorables, sans avoir aucune autorisation pour se livrer
à ce type de commerce.

Installations
inadaptées
Les chiennes sont enfermées avec leurs petits dans des
boxes à chevaux inadaptés et vivent dans leurs excréments
au milieu de détritus. Les animaux sont beaucoup trop nombreux
par rapport à la surface des boxes qui ne disposent pas
de lumière. Certains chiens sont attachés à
des chaînes qui ne leur permettent pas de se mouvoir aisément.
"Ni eau, ni nourriture"
Le rapport d’une enquêtrice de la SPA de Périgueux,
est accablant. Elle décrit les carcasses de bovins en putréfaction,
la découverte d'une chienne avec des plaies à la
tête couvertes de mouches, les chiots pataugeant dans leurs
crottes, les chaînes trop courtes, l’absence d’eau
et de nourriture. Les chiens en arrivaient à dévorer
les portes des boxes, assure un autre témoignage.
Aboiements et divagation
Un voisin affirme de son côté que les chiens hurlent
sans cesse, divaguent parfois sur sa propriété ce
qui nuit à son activité professionnelle. Deux plaintes
ont déjà été déposées
sans aucun résultat. Il raconte en outre comment Monsieur
M a cherché à tromper la DSV venue contrôler
son élevage. La nièce de Monsieur M a d'ailleurs
avisé la DSV de la manière dont il avait dissimulé
les chiens en surnombre lors de son précédent contrôle.
One Voice demande donc que la justice retire les animaux de cet
élevage illégal et les confie à l'association
en vue de leur placement. Malgré les nombreuses plaintes
et témoignages, cette affaire n’a pas encore abouti.

|