Dresseur
sans agrément
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En
Dordogne, la justice a enquêté, à la suite
de notre dépôt de plainte, sur les pratiques d'un
responsable d'élevage peu soucieux de respecter la loi.
Il détient une vingtaine de bergers allemands et de malinois,
dans des boxes rudimentaires, abrités par des tôles
ondulées.
Manque de nourriture
Ces animaux souffrent de la chaleur, du manque d'eau et de nourriture,
vivent parmi leurs excréments et sont attachés par
de courtes chaînes. Ils sont brutalisés, semble-t-il
à des fins de dressage, ce qui est un parfait contresens.
Résultat : ils deviennent agressifs.
Dès l'âge de six semaines, les chiots issus des bergers
destinés à la reproduction sont vendus plus de 500
euros. Or, le propriétaire de ce chenil n'a pas signalé
ses activités de dressage et de vente à la Direction
des services vétérinaires. Les chiens hurlent de
détresse. Ce sont les voisins qui ont prévenu One
Voice.
Nouvelles poursuites
One Voice a porté plainte pour mauvais traitements envers
des animaux domestiques, exploitation d'une installation et dressage
de chiens au mordant sans autorisation. Le juge d'instruction
chargé de l'affaire a confié temporairement neuf
chiens à l'association.
Animaux confisqués
Deux ans se sont écoulés depuis le placement des
chiens en famille d’accueil par One Voice. Lentement, ces
chiens martyrisés ont repris confiance en l’homme
et se sont laissés approcher. Aujourd’hui, les liens
qui unissent ces animaux à leurs familles d’accueil
sont très forts. C’est pourquoi One Voice a tout
mis en œuvre pour convaincre le Tribunal de lui confier la
garde définitive de ces animaux et démontrer que
la plainte déposée à l’encontre de
cet éleveur était justifiée. En novembre
2003, le Parquet de Périgueux a condamné ce dresseur
de chiens à 3 mois de prison avec sursis et deux ans de
mise à l’épreuve. Quant aux chiens, ils ont
été confisqués.
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