Appel à témoins - - Pétitions - - Tracts - - Multimedia - - Communiqués - - Contact
< Accueil
< Défouloir
-

Ses droits
Vos droits
À sa rencontre
Stérilisation
Espace enfant

-

À reproduire
À viande
À fourrure
De combat
De laboratoire
-

Trafic
Marchandise
> Défouloir
Dans le monde
-

Chiffres
Publications
Législation
Propositions
Questions/Réponses

-
-

Un charnier dans le jardin d’un vétérinaire
Version imprimable

"Tous les chiens meurent un jour ou l'autre". C'est sur cette bien triste constatation qu'un vétérinaire de Saint-Cyr-l'Ecole, le docteur Henri Viatte s'appuie pour tenter de justifier un comportement indigne d'un praticien responsable et que le Conseil de l'Ordre, manifestant sa "douleur" et sa "honte" a décidé de sanctionner en entamant une procédure de radiation.

Fermeture du cabinet


Pour sa part, la justice, saisie par One Voice et d'autres associations a demandé de prononcer le 5 septembre 2002, devant le Tribunal correctionnel de Versailles, une peine de deux mois de prison avec sursis à l’encontre de ce vétérinaire des Yvelines chez qui plus de 70 cadavres de chiens ont été retrouvés. Le ministère public a également requis la condamnation à une amende de 1000 euros et la fermeture pendant 5 ans du cabinet du praticien, qui n'exerce plus depuis les faits.

Cadavres dans le congélateur

C'est en enquêtant sur un trafic international d'achat et de vente d'animaux instruit à Châlons-en-Champagne (Marne) et dans lequel One Voice s'est portée partie civile, que les gendarmes de la section de recherches de Reims avaient découvert, le 26 novembre 2001, un véritable charnier chez le vétérinaire. Au total, 76 cadavres de chiens enterrés dans le jardin du pavillon abritant le cabinet, dans les sous-sols ou abandonnés dans le congélateur.

Sans explications


Henri Viatte n'a pu expliquer ses agissements devant les magistrats du tribunal. Parlant d'une voix faible, il a expliqué cet entassement de dépouilles, dont certaines étaient là depuis dix ans, par son état psychologique.

Il n'a pas davantage expliqué le grand désordre trouvé dans son cabinet, où les carcasses d'animaux côtoyaient un amoncellement de médicaments, pour la plupart périmés.

Berger à l'oreille coupée


Il retrouve pourtant ses esprits, assure l'agence France-Presse, quand la Présidente évoque la délivrance de médicaments sans ordonnance au profit de certains éleveurs. M. Viatte s'étonnant que l'on évoque devant le Tribunal de Grande Instance de Versailles un aspect du dossier dont il devra répondre ultérieurement dans l'affaire de Châlons-en-Champagne. Il ne sera pas plus bavard sur le berger allemand retrouvé dans son congélateur et dont l'oreille portant le tatouage a été coupée. Quant aux trois chiots découverts à ses côtés et dont les puces d'identification avaient été retirées, le Docteur Viatte se contentera d'affirmer qu'ils étaient morts naturellement.

Trafic international

Maître Fabienne Filpi, avocate de One Voice, a estimé que les agissements de M. Viatte paraissent relever "d'un trafic international d'animaux de compagnie". En effet, la quasi-totalité des chiens retrouvés n'appartenaient pas à des particuliers, mais à des revendeurs d'animaux qui auraient, selon toute vraisemblance, chargé le vétérinaire de les en débarrasser. À noter que le défaut d'équarrissage et la délivrance de médicaments sans ordonnance (contraventions de 5ème classe) sont amnistiés par la loi du 6 août 2002.

Interdiction d'exercice


Le jugement définitif a été rendu le 17 octobre 2002. Le vétérinaire a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et à 800 euros d'amende. Il devra en outre verser 2000 euros au Conseil national vétérinaire, ainsi qu'à l'Ordre des vétérinaires d'Ile-de-France et au Syndicat national des vétérinaires, 6605 euros à la ville de Saint-Cyr-l'Ecole et 100 euros à quatre anciens clients parties civiles dans cette affaire. Le Tribunal a prononcé à son rencontre une interdiction d’exercer sa profession pendant cinq ans. En revanche, les associations de défense des animaux ont été déboutées de leur constitution de parties civiles.

-
-
Toute reproduction des textes ou des photos est interdite sans autorisation
© One Voice
-
One Voice
23, rue du chanoine Poupard
BP 91923
44319 Nantes cedex 3
Tel: 02 518 318 10 - Fax : 02 518 318 18
info@onevoice-ear.org